Actualités


Nous contacter:

02.97.27.50.20

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 


Contribution graphique: 

Amélie Febvre
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
06 03 39 11 28

Napoléon et le canal de Nantes à Brest

Les Etats de Bretagne réalisent la navigabilité de la Vilaine dès 1585, vers Redon et le « golfe de Gascogne ».

La Commission de Navigation Intérieure, nouvellement créée en 1783, imagine les premiers projets de navigation entre Nantes et Brest.

La construction de ce canal ne commence qu’en 1804 sous l’Empire. Les hostilités avec l’Angleterre, le Blocus continental et la supériorité anglaise sur les mers oblige Napoléon Ier à assurer l’approvisionnement des arsenaux de Brest et Lorient par une voie fluviale intérieure la reliant à la Loire par Nantes.

C'est alors un énorme travail de jonction entre quatre bassins fluviaux (Loire, Vilaine, Blavet, Aulne), huit rivières (Erdre, Isac, Oust, Blavet, Kergoat, Doré, Hyères, et Aulne), trois biefs de partage des eaux (Bout-de-Bois, Hilvern, Tranchée de Glomel) qui comporte 236 écluses pour un parcours de 360 km...

Prisonniers de guerre espagnols, soldats déserteurs et bagnards de Brest et paysans, femmes et enfants de la région sont largement employés et exploités durant ces travaux.

Le canal de Nantes à Brest est livré dans son intégralité à la navigation en 1842.

Il a alors une vie essentiellement commerciale à l’intérieur de la province. Mais dès la fin du XIXème siècle, le développement routier et ferroviaire apporte le déclin des activités de transport sur le canal.

La construction du barrage hydroélectrique de Guerlédan dans les années 30 le coupe en 2 parties non communicantes, malgré des projets d'échelles à bateaux et à poissons qui, en raison de leur coût et de leur intérêt économique faible, ne verront jamais le jour.

Le canal semble alors condamné, mais sa vocation touristique prend le relais dans une dynamique économique, sociale, environnementale.